Voilà un an que nous sommes en confinement, obligés de nous plier à des règles par toujours bien comprises. De nombreuses personnes souffrent de dépression, ont des insomnies, ne trouvent plus de sens à leur vie. Le malaise est palpable quelles que soient nos convictions. L’envie d’un retour à la normale se ressent fortement. Un mot émerge de toutes parts: résilience.

Mais qu’est-ce que la résilience? Comment y accéder? Que faire pour développer des capacités à surmonter ce choc alors que tout nous tire vers le bas, du moins en apparence?

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La gestion des émotions

Depuis tout petit, nous avons appris à réprimer nos émotions. Nous avons entendu des phrases bateau comme “un garçon ne pleure pas”, “tu dois être fort dans la vie”, “ne fais pas ta mijaurée” … Autant dire que les émotions n’ont pas toujours eu bonne presse et qu’il a bien souvent fallu mordre plus d’une fois sur sa chique. Aujourd’hui heureusement je vois que les petits enfants sont amenés très tôt à exprimer ce qui se passe en eux, et s’ils n’ont pas le vocabulaire pour la décrire, ils peuvent pointer une émotion du doigt en montrant une jolie carte par exemple. Mais ceci c’est pour les nouvelles générations. Combien d’entre nous arrivent réellement à exprimer correctement ce qu’ils ressentent, à mettre des mots précis sur ces troubles internes. Vous l’avez sans doute vécu aussi. Comme il est difficile de parler de soi sans culpabiliser ni (se) juger!

Apprendre à gérer ses émotions c’est se dire que “c’est ok” ce qui se passe en nous, l’accepter et puis le laisser partir. Souvent les gens ont tendance à réagir impulsivement, ce qui est la source possible de mots qui n’auraient pas dû être dits, de disputes, de désaccords. Rester calme au milieu de la tempête qui déferle intérieurement est un art qui s’acquiert petit à petit, à force de s’exercer et surtout d’en prendre conscience.

Heureusement il existe des techniques pour apprendre la gestion des émotions.  L’une d’entre elles est la méditation de pleine conscience.  Il ne s’agit pas de rester en position de lotus pendant de nombreuses heures mais prendre conscience pour quelques minutes de l’agitation qui nous occupe et nous remplit de sensations très désagréables, de les ressentir dans son corps mais de ne pas réagir, simplement se laisser traverser par cette mini tempête sans s’énerver ni parler. Simplement “être” avec cette émotion, ces émotions.  Et revenir ensuite sur le sujet qui nous a tellement énervé pour en discuter posément … ou pas.

Tout dépendra de l’intensité de ce que vous avez vécu et de l’envie d’en reparler.  Il n’y a pas d’obligation. Bien souvent la personne qui a généré une telle réaction d’émotions ne sera même pas pleinement consciente de ce qu’elle a pu faire.  Prendre du recul pour comprendre et se demander ce qu’il s’est passé.

Dans le cas des mesures sanitaires qui nous sont imposées, c’est plus difficile car il est impossible de discuter avec l’objet de notre “colère” ou de notre “mal-être” puisqu’il s’agit d’un virus. S’en prendre aux dirigeants n’est, il me semble, pas non plus une bonne idée car il y a tant d’enjeux et d’éléments qui interfèrent qu’il serait difficile de trouver un réel “coupable”, si tant est qu’il y en ait un.

Apprendre à rester dans une certaine “paisibilité” face aux événements vous permettra de les accepter plus facilement même si l’idée n’est pas non plus d’être des moutons de Panurge.  Simplement se mettre en conscience et en paix avec soi-même et vivre l’instant présent.  Oui bien sûr vous êtes énervés.  Oui bien sûr vous avez envie de revenir à une situation normale.  Mais voilà, ça fait un an maintenant que nous devons faire face à ce confinement et que même si par moment vous êtes sortis de vos gonds, finalement le résultat est le fait que nous devons apprendre à vivre de cette façon.

Rester dans une quiétude intérieure permet de vivre sereinement cette période bien bousculée.  C’est comme une force tranquille, un roc indestructible. Et c’est indéniablement une clé de résilience puisque nous n’avons pas utilisé cette méthode jusqu’à présent.

 

Apprendre à dialoguer avec son cerveau

Le cerveau est l’organe le plus sensoriel du corps.  Il est conditionné par nos habitudes de vie, d’alimentation, de réactions, … Le bousculer ne lui convient pas du tout.

Regardez ce qu’il se passe quand tout à coup vous avez décidé de faire un régime par exemple.  A de multiples occasions, vous entendrez une petite voix intérieure vous dire que ce n’est pas si grave finalement de prendre un petit carré de chocolat.  Oui c’est vrai.  Sauf que vous aviez envie de maigrir…

Apprendre à dialoguer avec son cerveau est aussi une clé de résilience.  En effet, il suffit de quelques astuces pour le déjouer et contourner son sacro saint principe de “je ne veux pas changer”.

L’une d’entre elles consiste à se donner des permissions temporaires, comme des dérogations exceptionnelles que vous ne ferez qu’une seule fois. Vous allez dès lors faire croire à votre cerveau que “pour une durée déterminée, à titre exceptionnel” vous allez reformuler une généralité en une description objective de ce que vous allez faire.  Exemple: d’habitude vous dites de vous que vous êtes timide. Vous allez énoncer la phrase suivante “Je reconnais qu’habituellement je suis timide, mais pour cette après-midi uniquement, je m’autorise à parler avec des inconnus”.

C’est une astuce très puissante ! et vérifiée de nombreuses fois.

Et l’alimentation dans tout cela?

En quoi l’alimentation pourrait-elle être une clé de résilience? “On est, on devient ce qu’on mange”, slogan tant de fois entendu.  Et pourtant tellement vrai.   Manger une nourriture saine, de préférence certifiée bio, principalement végétarienne aura rapidement une influence sur vos comportements et réactions.  

En changeant vos habitudes alimentaires et en privilégiant principalement le cru, vous remarquerez que vous vous sentirez de meilleure humeur, plus aligné.e et plus concentré.e. Vos idées noires et vos obsessions seront bientôt de lointains souvenirs.  Si ce sujet vous intéresse, vous trouverez des recettes sur l’Espace Privé de mon site auquel vous avez accès grâce à l’achat du livre “Guérir d’un burnout par soi-même? C’est possible”.

Manger cru ou végétarien n’alourdit pas l’organisme qui aura la possibilité d’utiliser son énergie à autre chose que la digestion. Un aliment végétal est vivant, contrairement à une viande cuite, et regorge de nutriments et de micro-éléments indispensables à une bonne santé. Il a une teneur élevée en enzymes, protéines complètes prédigérées, minéraux, acides nucléiques, vitamines, ADN, ARN et B12.  Ces aliments possèdent la capacité de régénérer et de revitaliser l’organisme humain.

Pour l’avoir expérimentée depuis des années, cette alimentation me permet de conserver une silhouette dans laquelle je me sens bien mais elle m’empêche aussi d’être malade car elle me fournit tous les oligo-éléments, minéraux et vitamines dont j’ai besoin au moment où mon corps les réclame.  C’est ainsi qu’en m’alimentant au gré de ce que les saisons m’apportent comme fruits et légumes, je suis certaine que je recevrai ce qui me convient le mieux au moment opportun. 

Manger en conscience est un point essentiel.  En conscience de ce que nous avalons et donnons à ce magnifique instrument qui nous sert d’hébergement à notre âme mais aussi en conscience de l’impact que nous avons sur l’écologie.

Pourquoi manger en conscience ? Pour ne pas avaler tout et n’importe quoi et être mal par la suite ..

Quand on mange en conscience, c’est-à-dire quand on prend le temps de mettre l’aliment en bouche, de le pré-digérer grâce à notre salive, à le déguster avant de l’ingurgiter, on donne un message clair à notre cerveau: oui on est en train de manger ! Il faut environ 10 minutes pour que ce message s’active au niveau du cerveau, alors imaginez la quantité d’aliments qu’on peut avaler en 10 minutes avant que le cerveau n’ait compris qu’on mange … et donc notre pauvre estomac est en train d’accumuler une quantité incroyable d’aliments, bien plus qu’il n’en a besoin … Pauvre chou …

En prenant le temps de manger, c’est un acte d’amour pour notre corps qu’on est en train de faire. Ce corps qui abrite notre âme, nos pensées, notre personnalité …

Et puis tout ce qui aura été digéré au niveau de notre bouche par nos enzymes salivaires ne le sera pas par notre estomac ! Il aura donc plus de temps pour digérer ce qui est réellement nécessaire.

Et puis aussi quel plaisir d’avoir toutes ces saveurs en bouche.

 

Les trois clés de résilience que je vous ai partagées ici sont assez faciles à mettre en place et permettent réellement de vivre une vie plus “légère”, joyeuse et de vous sentir en paix avec vous-même.  J’en partage d’autres dans mon livre.

Merci d’avoir pris le temps de lire cet article.  Puisse-t-il vous inspirer pour trouver en vous les ressources nécessaires à une amélioration de la qualité de votre vie.

De coeur,

Catherine