Vous êtes-vous déjà senti comme cet arbre au cœur de l’hiver ? Il semble tellement vulnérable et dépouillé.  On dirait que la vie l’a quitté.  On pourrait même penser qu’il va tomber. Cependant vous savez qu’au printemps ses feuilles vont renaître petit à petit et qu’en été il sera même flamboyant.  C’est le cycle de la vie.

Comme vous, je me suis sentie au plus mal, complètement chamboulée par les épreuves de la vie qui s’abattaient sur moi.  Je me sentais submergée, presque noyée, sans aucun moyen de reprendre pied.

Et pourtant.

Pourtant, en mettant un pas devant l’autre, en m’octroyant des “petits moments de bonheur”, aussi infimes soient-ils, j’ai pu transformer cette énorme souffrance en douleur et ensuite j’ai appris à être en contact avec cette douleur, à ressentir chacune des émotions qui la constituaient.  J’ai accueilli.  Avec bienveillance et sans résistance.  Une émotion à la fois.

Accompagner ma douleur, la suivre dans mon corps, la ressentir.  Sans bloquer ce qui émerge.  Être pleinement connectée à mes sensations. Et parfois laisser couler ses larmes qui me nettoyaient de l’intérieur.

Mes “petits moments de bonheur” ça peut être allumer une bougie, de l’encens, prendre un bain, lire un bon livre, écouter de la musique qui me rend légère ou m’inspire, me promener en pleine nature … De tous petits gestes tout d’abord pour épargner mon corps, cette fatigue tenace et retrouver un tant soit peu d’énergie. Et puis être créative comme peindre, écrire un poème, dessiner des mandalas ou même tricoter. 

M’accueillir avec douceur.  Sans jugement.

Ayez la conviction que vous aurez toujours la force nécessaire en vous pour faire face aux épreuves de la vie, aussi difficiles soient-elles.

Restez attentifs à vos besoins, aux besoins de votre corps. 

Quels sont vos besoins aujourd’hui, en ce moment ? 

Peut-être êtes-vous en train de vous dire que c’est du blabla, que vous vous sentez tellement dans le désespoir qu’il ne sera pas possible d’en sortir.

Accueillez l’inconfort, les émotions même insupportables. Accueillez.

Ne vous identifiez pas à ce que vous vivez. Vous n’êtes pas la situation qui se joue.  Vous vivez une situation qui vous amène à vivre des émotions très inconfortables.  Observez avec une certaine distance ce qu’il se passe, avec recul.  Le recul de l’observateur.  Et rappelez-vous que la situation difficile ne définit pas qui vous êtes.

Tout est impermanent et cyclique.  Ce que vous vivez aujourd’hui sera différent dans un mois, un an, dix ans … Même si ça paraît inimaginable en cet instant.

Cette pandémie nous fait vivre – parfois contre notre gré – une période d’introspection.  Outre le fait que nous sommes privés d’une certaine liberté, nombre d’entre nous ont également perdu leur job, ont des difficultés financières et parfois aussi doivent faire face à la maladie.  Il est évident que c’est une période difficile.  D’autant plus que nous n’avons plus de repères.  Personne n’a jamais vécu cela. Nous devons donc composer avec les moyens du bord, imaginer de nouveaux scénarios, faire face aux dictats pas toujours compris et puis aussi subir l’envahissement constant des informations anxiogènes et non constructives.

Cependant, d’autres crises ont eu lieu dans votre vie.  A une autre échelle peut-être.  Et en y repensant aujourd’hui, vous pouvez vous dire que vous vous en êtes sortis.  Avec votre bâton de pèlerin et vos moyens parfois bien infimes. Mais vous avez réussi pas après pas à retourner à un certain confort.  Vous avez toutes les capacités en vous pour vous sentir mieux, vous en avez toutes les compétences.

Dans mon livre « Guérir d’un burnout par soi-même.  C’est possible », je vous parle des clés qui m’ont aidées.  Ce sont des clés comme tant d’autres peuvent exister.  Mais celles-ci m’ont été utiles dans une période où sortir de chez moi était devenu insupportable, où croiser quelqu’un générait une anxiété jamais éprouvée. J’ai pu m’y adonner à mon aise, bien à l’abri chez moi, dans mon intérieur confortable. À mon rythme aussi.  Quand je le pouvais. Ces clés m’ont sauvée. J’ai tenté de les subdiviser d’une manière facile à retenir pour moi. Elles s’articulent autour du mouvement (de la kinesthésie), de l’intuition, de la naturopathie (et de la nature), du non jugement et de l’Amour. C’est une “méthode” qui peut aussi bien convenir à quelqu’un en burnout ou qui pense s’en approcher mais aussi à tous ceux qui auront à coeur de mettre en place des techniques de ressourcement et d’apaisement.

C’est la raison pour laquelle je souhaite du plus profond de mon coeur que ces techniques, ces réflexions puissent également venir en aide à celles et ceux qui se trouvent face une difficulté insurmontable pour eux en ce moment, un mal être qu’ils n’avaient jamais envisagé, une situation jamais rencontrée.

Votre douleur peut être celle du deuil, de la maladie, de la perte d’un emploi … ou celle de ne plus être en adéquation avec les valeurs de votre entreprise, de votre manager. Peu importe. Elle est. C’est la vôtre et elle vous fait mal. Il n’y a pas d’échelle de la douleur. Il n’y a pas non plus un certain type de douleur qui serait mieux perçue par l’entourage. Vous seul(e) connaissez le degré de souffrance qui est en vous.

Quel que soit votre chemin, accueillez-vous avec bienveillance et douceur.

Catherine

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