“Etre en relation”

Etre en relation, qu’est-ce que cela vous inspire? Est-ce la relation amoureuse qui vous vient d’emblée à l’esprit? Etre en relation avec des amis, avec la famille … Comment définir une relation?

Cela pourrait être partager des moments privilégiés.  Au niveau professionnel, ce serait se mettre d’accord sur un produit, un service, une manière de travailler … Ce n’est pas de cela dont j’ai envie de vous parler aujourd’hui.  Mais bien de la relation amoureuse.

Durant les premières semaines, vous avez une envie irrépressible d’être avec l’autre la plupart du temps. Vous pensez que la meilleure façon de le connaître, c’est justement de partager tous vos loisirs. Peu importe la raison qui a motivé les premiers élans, qu’elle soit d’ordre physique ou intellectuel par exemple, ou les deux, il y a eu une étincelle qui vous a propulsé dans le désir de passer tout votre temps ensemble. Il me semble que c’est un piège car comment découvrir la personnalité de l’être pour lequel votre coeur bat, s’il ne peut évoluer librement puisque vous êtes continuellement à ses côtés.  Par absence de liberté, j’entends le fait de se mettre sans cesse au diapason, d’accorder ses violons et de tout faire ensemble; ceci rendrait la relation un peu piégée, pas tout à fait authentique.  L’idéal serait d’avoir la possibilité de voir l’autre tout en gardant le recul de l’observateur. L’apprécier dans ses mouvements, dans ses gestes, dans ses discours qu’il tient avec d’autres, le voir vivre simplement.

Bien sûr, c’est en partageant des plages du quotidien que vous apprendrez à mieux vous connaître, mais il me semble qu’il ne faudrait pas pour autant arrêter toutes les activités que vous faisiez avant cette rencontre.  Aménager un juste équilibre entre vos loisirs et la découverte de l’autre, sans se perdre dans le tourbillon d’une passion.

Et par dessus tout, apprendre la patience … A l’époque que nous vivons, tout va incroyablement vite.  L’échange d’information, pas toujours vérifiée par ailleurs, se fait à une vitesse VV’ via, entre autres, les réseaux sociaux. Dans ce mouvement de connexions ultra rapides, il est loin d’être évident de respecter une sorte de lenteur vis-à-vis de l’autre.  C’est un peu comme si nous étions pris dans le tourbillon de la découverte. Et cependant, c’est justement en respectant cet espace temps qu’il me semble qu’on l’on peut apprendre à mieux se connaître d’une part et à se respecter d’autre part.  Le respect de soi passe par le fait d’être attentif à ses besoins.  Et le besoin d’amour n’est pas toujours assouvi par le fait d’être avec l’autre.  Il existe bien d’autres façons de le satisfaire. D’ailleurs, comment pourriez-vous définir ce besoin de l’autre? Est-ce l’envie d’avoir un câlin, l’envie de se parler, l’envie de se toucher, l’envie de tout apprendre sur l’autre … Nous avons tous nos définitions du besoin de l’autre.  C’est justement là la difficulté d’une relation amoureuse. Car le besoin ne devrait pas être basé sur l’autre mais d’abord sur soi.  Il devrait être satisfait à partir de soi et non à partir de l’autre.

Apprendre à s’aimer soi-même pour pouvoir aimer l’autre. 

Apprendre à se respecter sans minimiser cet espace de liberté qui est nécessaire à l’épanouissement personnel.

Apprendre à communiquer “juste”, sans chercher à interpréter les paroles de l’autre ou pire faire des suppositions sur des attitudes, des gestes qu’il aurait pu avoir. 

Si vous vous respectez réellement, vous n’aurez plus jamais des pensées obsédantes sur ce que l’autre a pu faire, aurait dû faire, aurait pu faire.  Lorsque vous vous verrez comme une personne unique, vous pourrez apprécier l’autre pour ce qu’il est aussi.  Ce que vous  appelez qualité ou défaut, ne sera plus perçu que comme un point encore à développer chez vous.  Il fait écho en vous parce que justement vous n’avez pas encore intégré toute sa dimension. Cela semble évident quand il s’agit d’un défaut. Vous direz de telle personne qu’elle est égoïste par exemple, mais à y réfléchir, ça vous plairait aussi de pouvoir dire “non” plus facilement pour vous occupez de vous.  Dès lors l’égoïsme n’est plus perçu comme un défaut, mais comme le respect de soi, le besoin de prendre soin de soi pendant un certain temps. C’est moins évident à comprendre lorsque vous appréciez une qualité.  Probablement que vous avez aussi cette qualité en vous mais qu’elle n’est pas encore tout à fait révélée.  Par exemple, vous pourriez trouver que c’est une qualité de bien s’occuper de ses enfants. Dans le fond de vous, n’est-ce pas cela que vous rêveriez de vivre également avec vos enfants?

Nous avons tous en nous de multiples richesses, des talents qui ne demandent qu’à être exprimés.

La relation amoureuse permet de les révéler un peu plus vite qu’une autre relation.  Elle s’établit dans un climat de confiance et comme vous vous sentez à l’aise et aimé, vos talents cachés vont émerger plus vite que dans une relation amicale. C’est le terrain amoureux qui fait que vous vous sentez mis en valeur, comme si vous étiez tout à coup une personne vraiment importante.  A vrai dire, vous l’êtes et vous n’avez pas changé mais la relation amoureuse a potentialisé votre essence même.

Et quand l’autre vous apprécie aussi pour ce que vous êtes, sans chercher à vous changer, mais simplement en se rappelant qu’aucune rencontre n’est le fruit du hasard, qu’elle n’est là que pour améliorer ce qui doit encore l’être et pour apprendre l’amour inconditionnel, vous vivrez en harmonie avec vous-même et avec l’autre.

 

Catherine Kinna – Tel: +32 (0)472.71.97.94

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Sur la solitude

La solitude, le célibat … Un état, un fait, une émotion … Est-ce bien réel?  Suis-je vraiment seule? A première vue, on pourrait le penser certains soirs d’hiver où je me retrouve seule devant la télévision.  Quand le téléphone reste désespérément muet, que les mails se font discrets, que même les réseaux sociaux ne sont plus alimentés.

Oui mais … c’est difficile à ce moment de s’extraire de cette solitude non choisie … et pourtant … et pourtant je ne me sens pas seule.  Je me sens riche de toutes les rencontres que j’ai faites, que je fais encore, je me sens riche de la vie qui s’organise autour de mes activités, des moments qui sont bien à moi … Certes, cela pourrait paraître égoïste … mais le célibat choisi est loin de l’être.  C’est un long chemin d’introspection, de recherche au plus profond de moi, de mes aspirations, de ce qui me fait vibrer et surtout d’un bien-être que je peux faire rayonner par la suite.

Et le célibat non choisi ?  Celui où malgré toutes mes sorties, mes “coups de pied” pour émerger de mon cocon, ce courage énorme qui me pousse à aller seule en milieu inconnu, où je n’ai pas une épaule à côté de moi pour me soutenir, un regard bienveillant, et malgré tout cela, et bien non, “l’autre” n’arrive jamais.  Et non, ce n’est pas une question d’être difficile, c’est simplement l’envie de ne pas se jeter sur le premier inconnu qui passe, c’est l’envie de faire une rencontre où les choses vont se faire progressivement, la découverte de l’autre, les illusions parfois qui tombent, mais par dessus tout l’envie de mieux connaître cet autre.  Et de petites déceptions en petites déceptions, ce courage qui me manque de plus en plus et qui me renferme encore un peu plus dans ce cocon où finalement personne ne peut plus me nuire.

Alors que faire ?  Accepter ce célibat choisi, en faire son ami et en tirer le meilleur ou bien continuer la route des douces illusions … J’avoue être perplexe et avoir le coeur qui balance entre les deux possibilités.

Et si finalement, toute rencontre n’était pas justement le fruit du hasard, qu’il n’y a rien d’autre à faire qu’accepter et se laisser bercer jour après jour par ce qui se passe, par les petites rencontres, par les petits moments de bonheur jusqu’au jour où je croiserai cet autre qui aura envie de faire un bout de chemin avec moi …

Et comme le dit Lao Tseu, “Il n’y a point de chemin vers le bonheur, le bonheur c’est le chemin”.

Et après un long long moment de solitude, tout à coup la vie vous sourit à nouveau et vous savez que vous ne serez plus jamais seul ! Plus que jamais … et pour toujours … je me sens accompagnée et heureuse sur ce chemin de vie … De multiples outils m’ont permis de comprendre et d’accepter cette merveilleuse vie qui s’offre à moi, source d’enrichissements perpétuels, quotidiens même, de multiples petits bonheurs qui me font dire haut et fort que oui plus jamais je ne pourrai prétendre me sentir seule smile

Catherine Kinna – Tel: +32 (0)472.71.97.94

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Acceptation

Douceur de l’acceptation ce matin.

Bien-être au creux de mon ventre.

Beaucoup de tendresse pour cette femme que je suis.

Et l’envie d’aller vers l’autre.

Etrangeté des relations.

Etrangeté du mal qu’on peut parfois se faire.

A soi.

A l’autre.

Difficulté de l’incarnation où l’autre nous apparaît tel un miroir.

Et cependant toujours l’envie d’y aller, d’y croire aussi.

Apprendre à se connaître.

Et par-dessus tout rester soi-même.

Et accepter d’être aimée.

Merveilleux cadeau qu’est la rencontre.

Catherine Kinna – Chaussée d’Alsemberg 1114 – 1180 Uccle (Bruxelles) – Belgique.  Tel: +32 (0)472.71.97.94

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